“La chair de sa chair” – Claire Favan

“La chair de sa chair” – Claire Favan

Titre : La chair de sa chair
Auteur : Claire Favan
Editeur : Harper Callins noir
Format : papier
Nombre de pages : 368
Dates de lecture : 29/11/2021 – 09/12/2021

4ème de couverture / Résumé éditeur :
Moira O’Donnell c’est, derrière le feu des boucles rousses et l’énergie inépuisable, une femme qui lutte pour garder la tête hors de l’eau.
C’est une vie d’adulte démarrée trop tôt.
Ce sont trois gamins livrés à eux-mêmes et autant de boulots cumulés pour les nourrir.
Ce sont des pères absents : le premier, incarcéré le plus longtemps possible, croit-elle, et le second, suicidé.
C’est une culpabilité sans fin.
Moira O’Donnell, c’est la solitude d’une mère de famille dure au mal qui se bat, tombe et renaît. Pour ses enfants. Et avec eux. À la vie, à la mort.
Chaque semaine, elle achète un ticket de loterie en rêvant à une vie meilleure. Mais les services sociaux ont d’autres projets pour elle… Et un problème n’arrivant jamais seul, l’équilibre précaire qu’elle pensait avoir créé vire bientôt à la tragédie.

Mon avis :
C’est le premier roman de Claire Favan que j’ai lu (hormis une nouvelle présente dans l’ouvrage “Regarder le noir”) et j’ai beaucoup apprécié son style d’écriture.

Ce thriller psychologique, je l’avais vu passer à plusieurs reprises sur Instagram avec de bons retours. Sa couverture aux reflets mordorés et sa 4ème de couverture m’ont intriguée et c’est qui m’a fait l’acheter. Et je ne le regrette pas.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman, car au bout du compte, ce que l’éditeur nous dit au dos de la couverture ne nous dévoile pas grand chose. Par ailleurs, je n’avais pas lu en détail les avis sur le livre.

Le roman est découpé en quatre parties faisant évoluer l’histoire dans la continuité mais avec un personnage central différent, les quatre protagonistes étant liés.

Ce roman noir aborde des thèmes difficiles comme la violence conjugale, les difficultés pour s’en sortir, la culpabilité, le déni, les faux-semblants et la relation mère-enfant(s).

Le personnage de Moira m’a agacée à bien des reprises. Je n’ai pas toujours compris son attitude ; alors qu’elle affirme vouloir tout faire pour ses enfants, son attitude ne va pas forcément dans ce sens, ni ses priorités. Elle se repose trop souvent sur Peter, son fils ainé. J’aurais aimé que la psychologie de ce personnage soit plus poussée, j’ai l’impression ici que l’auteure n’a fait que l’effleurer. J’ai eu un problème avec le psy, Bruce. J’ai fait des études de psychologie et on nous a répété à maintes reprises qu’il fallait garder ses distances avec ses patients (une histoire de transfert et de contre-transfert) et il fonce tête baissée sans grande volonté de prendre de la distance. Il reconnait lui-même qu’il fait une faute professionnelle, mais il ne fait rien pour l’éviter. Nigel est le personnage qui m’a le plus touché. Il est décrit comme un ange mais certaines petites choses distillées par-ci par-là font que l’on s’interroge à son sujet.

J’avais pressenti ce qui nous est dévoilé au fil de notre lecture mais cela n’a pas nui à ma lecture, au contraire car j’attendais que l’auteure confirme mes soupçons. Je m’étais, cela dit, trompée sur le personnage dont il est question dans le prologue.

Claire Favan vous met face à la noirceur humaine et malgré les points négatifs cités j’ai trouvé cette lecture addictive grâce à l’écriture de l’auteure et des chapitres courts qui ont su maintenir mon intérêt.

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