« Les poupées » – Alexis Laipsker
Titre : Les poupées
Auteur : Alexis Laipsker
Editeur : Pocket
Format : papier
Nombre de pages : 432
Dates de lecture : 20/04/2026 – 27/04/2026
4e de couverture / Résumé éditeur :
Sous le soleil de Provence, un reflet accroche le regard : pourquoi ce cadenas flambant neuf sur la porte d’une chapelle abandonnée, en pleine garrigue ? De plus près, c’est l’odeur qui prend à la gorge, puis une nuée de mouches qui annonce la couleur. Six morts. Un carnage. Pour le commissaire Venturi, en délicatesse avec l’IGPN, ce n’est pas le moment de jouer au « cow-boy », comme on l’appelle. L’assistance d’une jeune criminologue, Olivia Montalvert, ne sera pas de trop. D’autant qu’à en juger par l’état des cadavres, déguisés, perruqués, le malade qui a m ces crimes aime jouer à la poupée. Et ne demande qu’à recommencer…
Mon avis :
Dès le début, j’ai su que j’allais aimer cette lecture. L’histoire démarre au quart de tour avec un prologue intriguant, puis une course poursuite et un commissaire interrogé par l’IGPN. Vient ensuite la découverte des cadavres qui met le ton sur ce qui vous attend.
J’ai tout aimé dans ce roman que ce soit l’enquête en elle-même, le duo que forment Venturi et Montalvert, la fausse voyante ou encore les passages écrits par le tueur en série.
Le fait d’avoir eu des soupçons à propos de l’identité du tueur n’a en rien gâché ma lecture car l’auteur s’amuse à nous emmener dans de fausses pistes, à nous faire douter avec des rebondissements et des faux-semblants.
Les chapitres sont courts, le rythme est soutenu sans aucun temps mort. Certes, on retrouve un format, somme toute classique, avec le duo flic bourru / jeunette, bien qu’ici ce ne soit pas une policière mais une psychologue, mais cela fonctionne à merveille car on s’attache très vite à eux. Victor Venturi aime que les choses aillent vite, il n’a aucune patience et attend des hommes sous ses ordres qu’ils soient efficaces. Quand il se retrouve à devoir travailler avec une jeune psy, alors qu’il pensait avoir affaire à un vieux briscard, il est frileux et pense qu’elle ne sera pas à la hauteur, mais pour autant, il accepte son aide. Olivia Montalvert émet des hypothèses, elle pose les choses afin de dresser un profil, elle n’a pas la science infuse, elle doute, et surtout, elle gagne la confiance de Venturi et son respect.
La construction du roman est astucieuse avec l’alternance des différents points de vue, cela apporte une vraie dynamique au récit. Et puis, il y a les dialogues, tout simplement succulents.
Une intrigue captivante, un duo attachant, un rythme soutenu avec une tension qui va crescendo avec un final qui vous prend aux tripes, voici en quelques mots ce qu’est Les poupées.