Amanda – Ose patterns

Amanda – Ose patterns

Je suis tombée sur ce patron par hasard alors que je cherchais des idées pour un tissu que je venais de recevoir (et qu’au final je n’ai pas utilisé car je n’en avais pas suffisamment). J’ai tout de suite aimé ses manches papillon qui lui donnent un côté léger et aérien.

Elle est ample et de jolis plis ornent le devant.

Cette blouse se porte sur la partie haute des hanches et se décline sous deux versions : boutonnée et nouée au bas ou boutonnée sur toute la hauteur. J’ai opté pour la version boutonnée.

C’est mon premier patron de cette marque et j’ai trouvé que les explications étaient claires. Bon, j’ai rencontré quelques soucis mais ils étaient tous de mon fait.

Comme à chaque fois que je peux le faire, j’ai opté pour un format PDF (Amanda – Ose Patterns).

Le modèle

Le modèle se portant haut sur les hanches, c’est au tour de hanches qu’il faut faire attention pour choisir la taille. J’ai coupé les pièces en taille 40. Si je devais refaire le modèle, il faudrait que j’adapte le haut de la blouse en coupant en taille 38 au niveau de la poitrine. En effet, en taille 40, la carrure est un peu trop large (j’aurais dû me fier aux mesures du vêtement fini pour ce point précis) et le décolleté trop profond (mais pour ce dernier point c’est vraiment un goût personnel). Pour y remédier, j’ai dû décaler le premier bouton de 5 cm et coudre les autres en diagonale afin de rejoindre le bas qui n’avait pas besoin d’ajustement. Heureusement, cela ne se remarque pas.

Ce modèle requiert 1,30 m en 150 cm de tissu. J’en ai utilisé un peu moins.

Étant petite, j’ai raccourci la blouse de 2 cm. J’ai également ajouté une boutonnière supplémentaire. Au départ, je l’ai fait pour éviter l’ouverture qui laisse voir le soutien-gorge lorsque l’on a une vue de profil et qui est souvent récurrente sur les modèles boutonnés. Il s’avère qu’avec mon boutonnage en biais, c’était une idée judicieuse.

La couture de ce modèle a mal commencé. En effet, je me suis trompée dans le choix du thermocollant. J’en ai plusieurs dans mon stock et celui que j’ai choisi n’était pas le bon. Sur le coup, j’ai trouvé très pratique le fait qu’il ait un papier sur un des côtés. Je n’ai pas cherché plus loin à comprendre la présence de ce papier, j’ai simplement reproduit les pièces à entoiler dessus et j’ai coupé. C’est lors de la pose que je me suis aperçue de mon erreur : c’était du double face ! Heureusement, je n’avais pas enlevé le papier afin de passer le fer chaud sinon, il se serait collé sur la surface du fer. En fait, j’ai trouvé qu’il adhérait moins facilement que d’habitude et j’ai remarqué qu’avec la chaleur, un coin du papier commençait à se soulever et qu’il y avait une matière collante dessous, c’est comme cela que j’ai compris mon erreur. Comme j’avais coupé toutes les pièces et que je ne voulais pas gaspiller l’entoilage, j’ai décidé de tout utiliser (au pire, j’avais suffisamment de tissu pour en couper d’autres si vraiment cela n’allait pas). Mon souci était de savoir comment les parties entoilées allaient se comporter par la suite une fois qu’elles seraient assemblées et repassées. Je craignais que cela donne un côté rigide, mais au final non, les différentes pièces sont prises soit au niveau de la ceinture, soit au niveau de l’encolure et de la patte de boutonnage, de ce fait, tout tient très bien et la faible épaisseur de l’entoilage ne donne pas d’aspect carton. Au cours de l’avancée de ma couture, je devais simplement faire très attention aux étapes de repassage afin de ne pas fixer ces pièces avant la dernière étape.

J’ai rencontré quelques problèmes pour les plis. Les repères sur le patron sont de couleurs différentes selon la taille et je n’ai pas trouvé un des repères nécessaires au bon pliage. Il faut dire qu’il y a tellement de couleurs et de repères que ce n’est pas facile de les matérialiser ni de les repérer. Je suis donc allée un peu au feeling et je dois reconnaitre qu’heureusement que l’imprimé du tissu est bien chargé parce que les plis ne sont pas aussi réguliers qu’ils devraient l’être. Sur un tissu uni ou clair, cela se verrait comme le nez au milieu de la figure, là, à moins de regarder de très près, on ne détecte rien.

J’aurais apprécié une petite vidéo pour les plis mais avec de la patience, on arrive à s’en sortir.

Concernant les manches, j’ai opté pour un ourlet roulotté à la surjeteuse. C’est la première fois que j’en faisais un alors le début de l’ourlet n’est pas toujours très bien réalisé, heureusement, cela s’est trouvé pris dans la couture. J’ai fait l’ourlet avant de coudre le dessous de la manche car je ne savais pas si je réussirais à e faire en rond, j’ai trouvé cette option plus sage, même si le raccord des deux côtés des manches n’est pas parfait. J’aime beaucoup le rendu de ce genre d’ourlet, je pense que je le referai sur d’autres projets. Si j’ai choisi cet ourlet, c’est parce qu’auparavant j’avais déjà réalisé deux ourlets étroits sur deux autres cousettes (un ourlet mouchoir et un ourlet coquille) et que vu la longueur à ourler, je n’avais pas envie de passer trop de temps à faire un ourlet mouchoir (le rendu est superbe mais il demande du temps). L’ourlet roulotté me semblait plus simple. Je trouve qu’il accentue le côté aérien des manches.

Étant donné comment les choses avaient commencé, j’ai commencé les boutonnières avec crainte, mais je n’ai rencontré aucun problème.

Je n’ai toujours pas testé la pose des boutons à la machine à coudre, je les ai donc cousus à la main. Les jolis boutons pailletés proviennent de la boutique Lise Tailor.

Le tissu

J’ai acheté cette jolie fibranne viscose sur le site de Bennytex. Je l’avais choisi pour faire une robe mais le tissu est un peu transparent ce qui m’obligerait à doubler la jupe de la robe. Il me reste suffisamment de tissu pour faire ladite robe alors rien n’est encore perdu.

Comme il n’a pas vraiment de haut et de bas, il peut être utilisé de façon avantageuse en positionnant les pièces la tête en bas de façon à ne pas perdre trop de tissu (d’où le reste suffisant pour faire une robe).

C’est un tissu très fluide, assez vivant, ce qui n’a pas aidé pour les plis.

Il est très agréable à porter.

Pour conclure

Malgré mes déboires avec ce modèle, je suis allée jusqu’au bout avec un résultat qui me convient, et croyez-moi, ce n’était pas gagné d’avance.

J’ai bien fait de raccourcir la blouse car elle tombe bien au niveau des hanches. Comme je le disais, il n’y a qu’au niveau de la carrure que c’est trop large mais j’ai pu remédier au problème. Ce serait un point à modifier si je devais la refaire (elle rendrait très bien dans un tissu uni clair comme un rose poudré ou un vert pâle – j’ai un vert sauge à pois blancs venant de la boutique Pretty Mercerie qui conviendrait parfaitement mais il est destiné à un autre projet – il faudrait que j’arrive à trouver un gris clair avec des pois blancs, je pense que cela irait très bien).

Très agréable à porter, Amanda est idéale lorsqu’il fait chaud car sa légèreté donne l’impression que l’on ne porte rien.

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