“Le village perdu” – Camilla Sten

“Le village perdu” – Camilla Sten

Titre : Le village perdu
Auteur : Camilla Sten
Format : papier
Nombre de pages : 432
Editeur : Seuil
Dates de lecture : /10/2020 – 19/10/2020
Ressenti : belle découverte

4ème de couverture / Résumé éditeur :
Comment tout un village peut disparaître sans laisser de traces ?
1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s’est mystérieusement évaporée. A l’époque on a seulement retrouvé le corps d’une femme lapidé et un nourrisson.
De nos jours, le mystère reste entier.
Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.
Mais la piste de l’ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d’un sombre passé…
Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.

Mon avis :
Je remercie tout d’abord BePolar et les Editions du Seuil pour l’envoi de ce roman.

Je trouve la couverture magnifique, à la fois pleine de douceur, de sérénité mais également de mystère et de froideur de par sa couleur bleue. Au-delà de l’aspect visuel, elle est également très agréable au toucher.

Mais parlons maintenant de l’histoire en elle-même.

Dès le début l’atmosphère s’annonce glaçante avec l’entrée dans le village et la découverte d’un corps lapidé et d’un nourrisson en vie livré à lui-même.

L’histoire oscille entre le passé (la vie dans le village juste avant la disparition des habitants) et le présent (un groupe de 5 personnes en repérage pour le tournage d’un documentaire sur la dite disparition).

Rapidement, des événements étranges surviennent (dans la partie contemporaine du récit) et l’on se demande si le village ne serait pas hanté. En effet, le village isolé baignant dans la jolie lumière du printemps devient vite inquiétant et menaçant. Mais nous ne sommes pas dans un thriller fantastique ou horrifique alors on écarte cette hypothèse et on en vient à soupçonner un membre de l’équipe d’agir dans l’ombre pour effrayer ses comparses, les pousser à quitter les lieux. Mais lequel cela pourrait-il être ? Se font-ils des idées ? L’un d’entre eux leur joue t-il des tours et dans ce cas, pourquoi ?

Les liens entre Alice et ses amies Emmy et Tone sont ambigus et ne sont vraiment dévoilés que vers la fin. Mais je dois dire que je me suis posée beaucoup de questions à ce sujet.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Elsa. C’est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Par contre, dès le départ, le personnage du pasteur m’a paru antipathique. J’ai trouvé que dans l’ensemble les personnages féminins étaient plus travaillés que les personnages masculins. On en sait peu sur les deux garçons du groupe, quant au pasteur, je trouve que son personnage est trop effacé, superficiel alors qu’il a une place importante dans l’histoire, il aurait mérité d’être plus développé au delà de ce qu’on apprend sur lui à travers le travail d’enquête mené par la grand-mère d’Alice.

Malgré tout, quelques petites choses m’ont dérangée, comme le fait qu’Alice découvre des documents (textes et dessins). La police aurait dû mettre la main dessus au moment de son enquête sur la disparition des habitants et les documents emmenés.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance glaçante de ce roman qui malgré quelques lenteurs par-ci par-là a su me tenir en haleine tout au long de ma lecture. Cette atmosphère c’est ce qui fait le roman.


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