“Apocryphe” – René Manzor

“Apocryphe” – René Manzor

Titre : Apocryphe
Auteur : René Manzor
Format : Papier
Nombre de pages : 400
Editeur : Calmann Levy Noir
Note : 15/20

4ème de couverture / Résumé éditeur :
Jérusalem. An 30. Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix. Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire. 
Un adolescent en quête de justice et de vérité. Une fresque épique, violente et émouvante, un thriller biblique à couper le souffle relecture stupéfiante de l’histoire officielle.

Mon avis :
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman et j’ai été agréablement surprise par ma lecture.

J’ai été élevée dans la tradition catholique et les personnages dont il est question dans le roman me sont familiers, mis à part, bien entendu, ceux inventés par René Manzor. Son génie est d’avoir réussi à construire une histoire tout à fait crédible à partir de ce qui a été relaté dans les Evangiles. Et si Yeshua (Jésus) s’était marié et avait eu un fils. Et si Judas n’était pas mort. Et si… Et si…

Nous accompagnons David de Nazareth, fils de Yeshua, en proie à la colère, confronté à de nombreuses questions dont il espère trouver des réponses mais dont celles-ci risquent bien d’en engendrer d’autres. Ce personnage central évolue au cours de son périple, non seulement à cause des décisions qu’il doit prendre, de ses actes, mais également par les rencontres qu’il fait, les personnes qui l’accompagnent.

Les autres personnages ne sont pas en reste, tous ont un but précis et sont prêts à tout pour y arriver, peu importe ce qu’il leur en coûtera ou en coûtera aux autres car les plus vils d’entre eux n’auront pas de scrupules à anéantir ceux qui leur feront obstacle.

Le style linguistique, très contemporain, m’a un peu décontenancée au début mais j’en ai très vite fait abstraction. Cette écriture apporte de la fluidité au récit et les pages s’enchainent rapidement. L’auteur ne s’encombre pas de descriptions inutiles, il va droit au but mais sans pour autant bâcler son histoire ni ses personnages.

L’ensemble est très visuel (je pense que le métier de scénariste de l’auteur y est pour beaucoup) et certaines scènes sont d’une violence incroyable, et je ne parle pas que des scènes de combats.

Les personnages ont des réactions humaines, ils sont en  en proie à des émotions fortes. Le doute est très présent également tout au long du récit, mais il ne faut pas oublier que dans ce roman, il est question de religion, de foi. Cependant, le doute et la foi ne concernent pas que la religion mais également l’humanité.

Le roman traite également de la persécution, d’abus de pouvoir, de vengeance, de rédemption, du pardon.

Il va vous immerger dans un contexte historique où la domination romaine fait que les “dirigeants” se croient tout permis et intouchables, peu importe les atrocités commises.

Que vous soyez croyant ou non, ce livre va vous emporter sans chercher à aucun moment à changer votre opinion.

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