“Vindicta” – Cédric Sire

“Vindicta” – Cédric Sire

Titre : Vindicta
Auteur : Cédric Sire
Format : Papier
Nombre de pages : 592
Editeur : Metropolis
Note : 20/20

4ème de couverture/Résumé éditeur :
“On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé.”
Leur plan semblait sans risque. Le bijoutier ne porterait pas plainte pour le braquage car son argent est d’origine illégale. Damien, Elie, Audrey et Driss s’imaginaient avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais maintenant, l’irréparable est commis et un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.
Fraichement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.
Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Mon avis :
Ce livre, c’est une bombe ! On m’avait prévenue et on ne m’a pas trompée. Je me suis régalée tout du long et malgré tout, je ne sais pas comment rédiger ma chronique.

Il faut déjà savoir que ce roman ne fait pas du tout dans la dentelle et les scènes de tortures et morts violentes sont légion. Cependant, elles servent à l’histoire et ce n’est pas juste un étalage de violence.

Le roman se décompose en deux parties : le passé avec des militaires à qui l’on demande d’être des machines à tuer sans éprouver le moindre sentiment et le présent avec des flics pourris (mais pas que), des jeunes pour qui tout dérape et une mère qui aime son enfant plus de tout.

Le rythme est hallucinant, vous n’avez pas le moindre répit et lorsque vous terminez un chapitre, vous n’avez qu’une envie, enchainer le suivant !

Comme je le disais, c’est violent et certaines scènes vous retourneront l’estomac mais peu importe, vous ne pourrez pas vous empêcher de continuer.

On comprend très vite le lien entre ce “fantôme” et ces événements passés que l’on nous raconte et à travers eux, on tente de comprendre son évolution psychique, le petit grain de sable qui s’est inséré dans l’engrenage et qui l’a fait devenir ce qu’il est, ce tueur d’une froideur inimaginable.

Je me suis sentie triste pour ces jeunes pour qui tout dérape à un point qu’ils ne pouvaient même pas imaginer. Audrey m’a particulièrement touchée, c’est un personnage bien construit et qui va évoluer tout au long de l’histoire.

Olivier, ce flic prêt à aller jusqu’au bout pour découvrir l’identité de l’assassin n’a aucune idée du chemin sur lequel il s’aventure.

Toutes les routes que suivent les personnages vont les amener vers un seul point de convergence et nous lecteurs, nous sommes à leurs côtés, nous les accompagnons malmenés que nous sommes, tout comme eux, témoins impuissants de ce carnage.

Et puis arrive le dénouement totalement inattendu que Cédric Sire vous assène comme un coup de massue derrière la tête, qui vous laisse sans voix et qui balaie en une seconde tout ce que vous aviez pu imaginer.

J’aime lorsque les histoires me retournent, me trottent dans la tête, me suivent au cours de la journée et que je n’ai qu’une hâte c’est qu’arrive le moment où je peux me poser pour reprendre ma lecture. Vindicta a eu cet effet sur moi.

Pour terminer, j’aimerais remercier Victoria du blog Un livre toujours, qui a eu la gentillesse de faire dédicacer mon exemplaire par l’auteur, et bien entendu, Cédric Sire d’avoir accepter de le faire.

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