“My absolute Darling” – Gabriel Tallent

“My absolute Darling” – Gabriel Tallent

Titre : My absolute darling
Auteur : Gabriel Tallent
Format : Kindle
Nombre de pages : 453
Editeur : Gallmeister
Mon avis : 3/5

4ème de couverture/Résumé éditeur :

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

Mon avis :

Ce livre me laisse avec un sentiment mitigé que je ne sais pas trop comment traduire. Je n’explique pas cette difficulté à en parler par le fait que je l’ai terminé depuis peu (cela fait quand même une semaine). Non, ce n’est pas un besoin de recul, même s’il est vrai qu’il est préférable d’attendre quelques jours pour rédiger une critique après avoir refermé la dernière page d’un livre, le temps de rassembler ses notes. En fait, je ne sais pas comment en parler.

My Absolute Darling est présenté par beaucoup comme un chef d’œuvre, encensé par tous, croulant sous les éloges. Présenté comme un livre choc, à la limite du supportable et c’est ce qui m’a poussé à le lire. Je crois qu’à cause de cela, j’en attendais (beaucoup) trop, j’aspirais à autre chose et au final, j’ai été déçue.

Ce n’est pas un mauvais livre, non, malheureusement je n’ai pas réussi à vraiment entrer dans l’histoire. Pour tout vous dire, j’ai failli l’abandonner à plusieurs reprises, mais c’est quelque chose que je déteste faire et puis malgré tout, je voulais connaitre le dénouement.

J’ai trouvé que le tout trainait en longueur. Il m’a fallu attendre d’avoir lu près des 3/4 du livre pour enfin avoir une envie frénétique de tourner les pages et progresser dans l’histoire. Avant, tout n’est que répétitions, aussi bien dans les dialogues que dans l’action. Ne parlons pas des descriptions botaniques que j’ai trouvé inutiles et qui m’ont ennuyée au plus haut point. Et puis, je n’ai pas compris le pourquoi de certains passages, par exemple lorsque que Turtle détruit tous les meubles et creuse un trou pour les enterrer.

Du point de vue stylistique, le temps employé, le présent, m’a complètement déstabilisée et dérangée. J’ai eu beaucoup de mal à m’y faire et je butais contre les mots ce qui n’a pas arrangé les choses, vous l’aurez bien compris. Cela dit, l’écriture est belle et recherchée, il faut reconnaitre cela à l’auteur et saluer ses travaux de recherche.

Il est incontestable que ce roman aborde des sujets forts comme l’inceste, la pédophilie, la violence (physique et psychique), la détention des armes à feu, cependant, je m’attendais à quelque chose de plus dur. Les mots n’ont pas véhiculé, chez moi, d’images.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Turtle mène (et subit) une vie particulièrement violente mais je n’ai pas éprouvé d’empathie pour elle, j’avais plutôt envie de lui dire de se secouer, d’aller vers ceux qui voyaient que quelque chose n’allait pas dans sa relation avec son père. Mais au delà de l’emprise qu’a Martin sur elle par la violence, il y a cette emprise psychologique qui fait que malgré tout ce qu’il lui fait subir, elle l’aime. Mais sait-elle vraiment ce que veut dire ce mot ? Humainement, il a réussi à la briser, elle est soumise, se croit laide, stupide, incapable de prendre les bonnes décisions. A travers cela, on devine l’intelligence de l’homme, père indigne et abusif qui ne pense qu’à garder sa fille sous sa coupe.

Plus que les violences physiques, c’est cette omniprésence des armes qui m’a choquée dans ce roman. Turtle, qui rappelons le a 14 ans, passe ses journées à manipuler des armes. Elle connait tout des armes, est capable de démonter et remonter n’importe quelle arme, s’entraine régulièrement au tir, se promène avec un couteau… Oui elle est battue par son père, oui il la viole régulièrement, oui il l’humilie mais je trouve qu’à certains moments, cela se trouve éclipsé par cette présence quasiment à toutes les pages d’armes.

Pour conclure, je dirais que ce roman n’est pas aussi choquant, insupportable, percutant, éprouvant que ce à quoi je m’attendais après avoir lu les différentes critiques. Cependant, l’ambiance y est malsaine, répugnante et la force de l’auteur a été que malgré tout, je me suis accrochée car je voulais connaitre la fin.

Si vous ne l’avez pas encore lu et que vous souhaitez le faire, essayez de faire fi de tout ce qui a pu être écrit à son sujet, forgez-vous votre propre opinion sans trop attendre de ce roman au risque, comme moi, d’être déçue car à mes yeux, ce n’est pas le chef d’œuvre annoncé.

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