« Game over » – Isabelle Villain
Titre : Game over
Auteur : Isabelle Villain
Editeur : Taurnada
Format : numérique
Nombre de pages : 234
Dates de lecture : 03/01/2025 – 09/01/2025
4e de couverture / Résumé éditeur :
Une vieille dame meurt écrasée sous les roues d’un bus. Un nouveau fait divers dans les rues de Paris.
Cependant, d’autres « accidents » sont rapidement à déplorer, laissant présager que ces tragiques événements ne sont que les prémices d’un sombre dessein.
Le groupe de Lost se retrouve à la tête d’une affaire qui va bousculer toutes ses certitudes.
Frustration. Colère. Incompréhension. Impuissance…
Une course contre la montre au dénouement glaçant et inacceptable.
Mon avis :
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman en service presse.
Dans ce roman, nous retrouvons la commandante Rebecca de Lost pour la dernière fois. J’ai découvert ce personnage avec « Mauvais genre » qui était, il me semble, sa troisième enquête. Je tiens à signaler que si vous n’avez pas lu les précédents romans, cela n’impactera pas votre lecture.
De Lost est un personnage qui m’est sympathique. Elle nous est présentée comme humaine, avec ses failles, ses blessures. D’ailleurs, des révélations sur une personne de sa famille va la fragiliser au cours de l’enquête.
Le rythme est soutenu, ce qui s’accorde très bien avec la course contre la montre que mène le groupe. Il y a du suspense, de l’action, des fausses pistes, bref, ce que l’on attend de ce genre littéraire. Cependant, de par ses personnages, Isabelle Villain apporte une touche de réalisme qui manque parfois chez certains auteurs. On s’attache aux personnages, que ce soit les victimes ou les enquêteurs.
L’histoire fait froid dans le dos, en tout cas lorsque qu’à un moment de notre lecture nous comprenons ce qui se joue vraiment, car si nous réfléchissons bien, elle n’est pas si éloignée de ce que nous pouvons lire dans les pages faits divers des journaux ou voir dans les reportages.
Avec ce roman, Isabelle Villain alerte sur l’addiction aux jeux vidéos, les réalités virtuelles, la banalisation de la violence.
La fin reste ouverte et même si nous avons qu’il s’agit de la dernière menée par Rebecca de Lost, nous pourrions envisager que l’enquête puisse être reprise par une autre personne. J’aimerais sincèrement que ce soit le cas.