“Pietà” – Daniel Cole

“Pietà” – Daniel Cole

Titre : Pietà
Auteur : Daniel Cole
Editeur : La bête noire (Robert Laffont)
Format : papier
Nombre de pages : 384
Dates de lecture : 01/07/2021 – 12/07/2021
Ressenti :Un serial killer qui a une notion bien particulière de l’art

4ème de couverture / Résumé éditeur :
Londres, hiver 1989.
Un corps est retrouvé dans Hyde Park par la Metropolitan Police. La victime a gelé dans une position pour le moins inattendue : celle du Penseur de Rodin. Mais quelque chose cloche dans son regard : ce bleu intense, perçant…
Quelques jours plus tard, nouveau crime. Cette fois, ce sont les corps d’une mère et de son fils que l’on découvre, réplique exacte de la Pietà de Michel-Ange.
Londres va bientôt se transformer en musée macabre, mais personne ne le sait encore…

Mon avis :
J’ai découvert Daniel Cole avec “Ragdoll” que j’avais bien apprécié. J’ai reçu son nouveau roman dans le cadre d’une masse critique privilégiée organisée sur Babelio. Je les remercie ainsi que les éditions Robert Laffont pour l’envoi du roman.

Ce livre se lit avec plaisir et étant donné les mises en scène du tueur (il reproduit des sculptures célèbres au moyen de corps humains), vous n’avez qu’une envie, c’est avancer dans votre lecture afin de découvrir les scènes de crimes suivantes, les motivations du tueurs et le dénouement. L’auteur va loin dans la “folie” du tueur, pour mon plus grand plaisir, il faut le reconnaitre.

L’intrigue se passe sur deux périodes. La première, qui se déroule en 1989, nous fait découvrir les premières “oeuvres” et s’achève avec des enquêteurs qui paient un prix fort et une hiérarchie qui refuse de les suivre sur leurs convictions. Nous les retrouvons 7 ans après dans la seconde partie. Ils ne sont pas ressortis indemnes de cette “rencontre” et lorsque des nouvelles reproductions d’oeuvres d’art refont leur apparition à Londres, ils se retrouvent pour mener à nouveau l’enquête, accompagnés d’une nouvelle recrue mais qu’ils ont déjà rencontré 7 ans auparavant.

Les personnages principaux sont bien construits et j’ai aimé que leurs blessures, aussi bien physiques que psychologiques, soient mises en avant. On est bien loin des flics surhommes sans aucune faille. Pour ce qui est du tueur, il faut reconnaitre qu’il a l’esprit bien tordu et qu’il est également doué pour mettre en scène les corps (et si vous ne visualisez pas l’oeuvre originale, celle-ci est représentée par un croquis).

Certes, il y a des temps morts mais dans l’ensemble, l’intrigue est rythmée avec des rebondissements bien placés. Je n’ai pas adhéré à tout (il est quand même sacrément fort ce tueur pour amener sur place certains accessoires volumineux et mettre en place les scènes en peu de temps sans se faire prendre) mais ces scènes peu banales ont balayé ces “petites” choses. Je suis également restée sur ma faim concernant certaines questions dont j’attendais des réponses et qui ne sont pas venues.

Si vous aimez les récits de tueurs en série mais que vous n’aimez pas les scènes sanglantes ou gores, vous pouvez y aller. Daniel Cole ne fait pas dans l’effusion de sang.

Pietà par Daniel Cole

Pietà

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