“L’apothicaire” – Henri Loevenbruck

“L’apothicaire” – Henri Loevenbruck

Titre : L’apothicaire
Auteur : Henri Loevenbruck
Format : Kindle
Nombre de pages : 603 pages
Editeur : Flammarion
Note : 15/20

4ème de couverture / Résumé éditeur :
“Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes…” 
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu’il avait oubliée… Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires.
L’Apothicaire, poursuivi par d’obscurs ennemis, accusé d’hérésie par le roi Philippe le Bel et l’Inquisiteur de France, décide de partir à la recherche de son propre passé, de Paris à Compostelle, jusqu’au mont Sinaï. 
Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L’Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Âge et les tréfonds de l’âme humaine.

Mon avis :
J’ai acheté ce roman parce que j’ai été intriguée par la couverture (maintenant que j’ai terminé ma lecture, je comprends mieux ce qu’elle suggère) et également par la 4ème de couverture. J’aime assez les romans historiques lorsqu’ils sont mêlés à une intrigue policière et/ou lorsqu’il est question de mystères. J’ai survolé quelques critiques avant de me lancer dans mon achat, comme je le fais régulièrement pour m’en faire une meilleure idée et confirmer que cela pourrait me plaire.

Lorsque je me suis lancée dans ma lecture, plusieurs personnes m’ont dit qu’elles reculaient toujours la leur à cause du nombre de pages. Comme souvent sur Kindle, je n’avais pas fait attention à cela et peut-être qu’il en aurait été de même si j’avais eu entre les mains un exemplaire papier, mais en fait l’écriture est telle que les pages défilent sans la moindre longueur. La seule chose qui m’a dérangée, c’est  le latin (et autres langues), que l’on retrouve à de nombreuses reprises. Ce n’est pas tant la langue en elle-même qui m’a posé problème, mais les notes de bas de page qu’il fallait aller chercher sur la liseuse (je suppose que sur le format papier, les notes sont en bas des pages et qu’il ne faut pas jongler comme c’est le cas en format numérique).

Bref, me voici donc transportée au Moyen-Age. C’est une époque que j’apprécie assez bien que je la connaisse peu. La religion y occupait une place prépondérante et si par malheur vous vous éloigniez un tant soit peu des dogmes ou si vous vous comportiez en marginal ou aviez des idées différentes, vous risquiez vite d’être qualifié d’hérétique, ce qui n’augurait rien de bon pour votre avenir.

Il est question ici de mystère(s), d’ésotérisme, de science, de voyage initiatique, de politique, de foi.

Le style est intéressant puisqu’en fait, le narrateur nous apostrophe régulièrement à propos de ce qu’il va nous relater, nous expliquant qu’il reviendra plus tard sur tel événement, qu’il préfère au contraire passer très vite sur quelque chose afin de ne pas nous imposer de longueurs, etc. C’est curieux comme procédé, mais j’ai trouvé que cela permettait de nous associer à l’histoire, de nous impliquer.

L’intrigue est bien menée et les chapitres sont construits de telle façon qu’ils vous poussent à toujours avancer dans votre lecture car vous n’obtenez que rarement des réponses alors qu’à l’opposé la liste des questions s’allonge. C’est un peu comme si au final, ce n’était pas l’obtention des réponses qui était le plus important, mais le chemin parcouru pour y arriver.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Andreas Saint-Loup. Il n’est pas d’un abord facile avec son apparente froideur et indifférence mais c’est un personnage très riche avec une culture inimaginable pour l’époque et pour qui montrer ses sentiments est une faiblesse. Les personnages secondaires d’Aalis et Robin sont particulièrement attachants.

Cette chronique vous paraitra sans doute brouillonne, c’est un fait. Il faut dire que j’ai plutôt été mauvaise élève pour mes lectures estivales car je les ai enchainées sans prendre de notes et maintenant, je m’en mords les doigts car j’ai de la difficulté à retranscrire mes impressions du moment…

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