“Le passageur” – Andoryss

“Le passageur” – Andoryss

Titre : Le passageur
Auteur : Andoryss
Format : Papier
Nombre de pages : 284
Editeur : Lynks
Note : 14/20

4ème de couverture / Résumé éditeur :
La dévoreuse se tient au centre du tourbillon. Ce ne sont plus des pleurs, ce sont des cris, des morceaux d’âmes que l’on arrache et qui produisent ce son. Dressée au milieu des ombres, la silhouette est un spasme de lumière qui se contorsionne dans le courant, comme si on le torturait. Je lutte comme un forcené pour l’atteindre et soudain je crève la bulle. Au centre du cyclone, le courant se meurt et disparait pour rugir à l’extérieur de nous.
Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que Matéo ne pouvait pas deviner, c’est qu’il hériterait de son pouvoir. Le voilà désormais contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de la rejoindre afin de l’apaiser – et le temps lui est compté. Escorté par le fantôme d’une mystérieuse enfant, Matéo retourne dans le passé, au coeur de la Commune, dans un Paris en proie aux flammes…

Mon avis :
J’ai acheté ce roman par hasard lors d’un passage en librairie. J’avais été attirée par sa couverture que je trouvais énigmatique et magnifique à la fois. Il m’a fallu un petit moment pour le lire sans trop savoir pourquoi. Et j’ai fini par me lancer.

Il faut savoir que ce roman est catégorisé comme étant pour adolescents/jeunes adultes. Cela dit, j’ai appris à me méfier des clichés, du genre, littérature jeunesse = récit pauvre, sans profondeur.

L’histoire, ici, est bien menée. Même si je l’ai trouvée assez lente à se mettre en place (le temps nécessaire pour poser les différents protagonistes, pour apprendre à les connaitre), une fois que j’ai été ferrée, je n’ai plus rien lâché tant je voulais savoir si Matéo allait réussir à remplir sa mission.

Parlons du personnage de Matéo. A certains moments, il m’a énervé parce qu’il était trop dans le négatif ou dans la rébellion et que je trouvais que cela ne le mènerait nulle part, que cela nuisait à ses actions, aux décisions qu’il devait prendre. A côté de cela, j’ai apprécié son côté sensible bien loin de ces petites terreurs adolescentes que l’on nous sert souvent.

La Commune est une partie de l’Histoire qui m’est complètement inconnue et j’ai trouvé très intéressant la façon dont elle était intégrée à l’intrigue. C’est à partir du premier voyage de Matéo que j’ai vraiment été aspirée dans cette histoire.

L’auteure aborde différentes thématiques comme les liens familiaux (avec leurs conflits, le manque de communication, l’amour filial…), la différence culturelle, la mise à l’écart parce que l’on appartient à une certaine communauté, le harcèlement, le deuil, la quête d’identité…

Les chapitres sont courts et le style est plaisant. J’aurais aimé que certains passages soient un peu plus développés. Je sais que le temps de Matéo est compté tout au long de l’histoire mais je me suis sentie frustrée à certains moments car je trouvais que cela allait trop vite.

Quant à la fin, je ne m’y attendais pas du tout.

Ce que j’ai apprécié, au-delà des révélations finales, c’est qu’à la différence de certaines histoires en plusieurs tomes qui vous obligent à lire les suivants sous peine de ne jamais connaitre la fin, ici, vous pouvez très bien vous arrêter après ce premier volume.

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