Les chaussettes de l’archiduchesse

Les chaussettes de l’archiduchesse

Lorsque j’ai commencé à tricoter j’avais surtout dans l’idée de faire des pulls ou des cardigans, éventuellement un châle de temps en temps, un bonnet mais pas du tout des chaussettes. En fait, je ne voyais pas du tout l’intérêt de tricoter des chaussettes. Je voyais surtout le côté économique de la chose : acheter des chaussettes dans le commerce ne coûte pas cher et elles sont confortables. Quand on voit le prix de la laine, le calcul est vite fait : tricoter ses chaussettes revient plus cher que d’en acheter en magasin sauf qu’une fois que l’on a commencé à porter des chaussettes faites main, on ne se focalise pas là-dessus mais plutôt sur les avantages…

J’ai tricoté mes premières chaussettes un peu par hasard, pour essayer si l’on peut dire. Dans les fils que je suis sur Instagram, je voyais régulièrement fleurir des chaussettes, dont certaines vraiment magnifiques que ce soit au niveau des couleurs que du design. Alors, bien entendu, cela m’a donné envie de m’y mettre.

Pour faire des chaussettes, il faut commencer par aller au-delà d’une sorte de blocage psychologique, d’une idée reçue selon laquelle tricoter des chaussettes est très difficile car on tricote en rond.
Pour mes premières chaussettes, j’ai opté pour l’aiguille circulaire car j’avais déjà essayé les aiguilles double pointe et que je n’aime pas vraiment travailler avec ce matériel (je trouve que l’on voit une marque à la jonction entre les aiguilles). J’ai donc décidé d’essayer le magic loop. J’ai visionné des vidéos sur Youtube pour bien comprendre la technique et une fois que l’on a pigé, tout roule !
J’ai choisi un modèle simple et je me suis lancée.

Je me souviens avoir jonglé entre deux modèles simples et similaires (un en anglais et un en français) lorsque les explications me paraissent un peu plus compliquées dans l’un des deux. Et assez rapidement, je me suis retrouvée avec une chaussette sans que cela soit trop difficile à tricoter.

Une deuxième paire a suivi rapidement dans une laine peu chère et en utilisant le même modèle. J’ai dû attendre un petit peu avant de m’attaquer à la deuxième car la laine n’étant pas à l’origine destinée à des chaussettes, je n’avais qu’une pelote et donc pas suffisamment pour tricoter deux chaussettes (le bain était un peu différent mais quand même suffisamment proche pour que les deux chaussettes ne paraissent pas dépareillées).

Par la suite, j’ai regardé les modèles gratuits avec un design un peu plus recherché (mais sans avoir quelque chose de compliqué à tricoter). Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai vraiment attrapé le virus de la chaussette.

Puis le temps m’a manqué pour vraiment me consacrer aux chaussettes et envisager une autre technique de montage. Cela dit, j’ai quand même trouvé le temps pour tricoter un modèle un peu plus original avec des chevrons sur la cheville.

Ce modèle n’a pas été le plus agréable à tricoter à cause de la taille des aiguilles. Habituellement, j’utilise des aiguilles de taille 2.5 mm mais pour celles-ci il fallait utiliser des aiguilles 2.25 mm. J’ai trouvé que c’était un peu petit et surtout que le travail n’avançait pas vraiment vite. A cause de la construction (les chevrons), les chaussettes ne sont pas très extensibles au niveau de la cheville et une fois qu’elles ont été terminées, j’ai eu la désagréable surprise de constater qu’elles étaient difficiles à enfiler et tout autant à enlever. Je les ai très peu portées et comme j’aimais la laine, j’ai décidé de les détricoter et d’en refaire des toutes simples avec la même laine. Sauf que j’ai choisi une construction différente.

En effet, lorsque vous tricotez des chaussettes vous avez le choix entre commencer par la cheville (cuff down) ou par les orteils (toe up).

Jusqu’ici, j’avais commencé toutes mes chaussettes par la cheville car je trouvais que c’était la technique la plus simple et que je n’avais pas envie de me pencher sur le montage en commençant par les orteils.

Ce que j’aime pour les chaussettes cuff down c’est que lorsque l’on arrive à la fin cela va très vite ! On visualise très bien la fin de son ouvrage.

Pour cette deuxième version de chaussettes rayées, j’ai opté pour le toe up dont la technique n’est pas aussi compliquée qu’il n’y parait. J’ai aussi décidé pour la première fois, de tricoter deux chaussettes en même temps sur les mêmes aiguilles.

Je ne vous en ai pas encore parlé mais il existe ce que l’on appelle « le syndrome de la deuxième chaussette ». Ce syndrome est le fait que lorsque l’on a terminé de tricoter une chaussette, on rechigne à tricoter la deuxième d’où le risque de se retrouver avec une chaussette orpheline.

En tricotant deux chaussettes en même temps, aucun risque de se retrouver face à ce syndrome. Cependant, j’ai trouvé que cela prenait non pas plus de temps à tricoter, mais que l’on avait l’impression que l’ouvrage avançait moins rapidement.

Outre le montage par le haut ou par le bas, il existe également différentes façons de tricoter le talon et la pointe (j’en connais deux pour cette dernière : la traditionnelle avec les diminutions de chaque côté et celle en étoile que je n’ai pas encore testée).

Jusqu’ici, je n’ai essayé que deux techniques pour les talons : le talon renforcé (photo ci-après) et le fish lips kiss heel (le talon qui dessine une diagonale). J’aime les deux méthodes dont le rendu est différent et elles sont toutes les deux très simples à tricoter et confortable lorsque l’on a les chaussettes aux pieds. La seule question que je me pose est la longévité du fish lips kiss. En effet, j’ai peur qu’à force de frotter contre les chaussures, le talon s’élime rapidement. Il y a une technique que j’ai envie d’essayer, c’est le afterthought heel où le talon est tricoté en dernier (avantage, si le talon est usé, on le détricote et on le refait).

 

J’ai actuellement à mon actif 7 paires de chaussettes et une autre en cours sur mes aiguilles. Une amie, en voyant une photo de mes chaussettes sur instagram, m’a demandé si je les vendais, je lui ai proposé de lui en faire une paire et ce sont les siennes qui sont sur mes aiguilles. J’avoue que cela m’a fait super plaisir 🙂

Je pense pouvoir dire maintenant que je suis une socks addict 😉 Je n’aurais jamais pensé que cela arriverait et que j’en ferais autant ! J’avoue adorer cela. C’est simple à faire, cela va relativement vite et on peut trouver plein de jolis modèles gratuits sur Ravelry. Cela prend peu de place dans un sac et on peut les emmener partout sans s’encombrer. Je trouve que c’est le projet idéal entre deux gros ouvrages.

Les modèles présentés sur les photos sont : Favorite socks (Voolenvine), chaussettes super facile (Marie Pascale Guigny), Hermione’s Everyday socks (Erica Lueder), Jaywalker (Grumperina), Fish lips kiss heel (Sox Therapist), CC’s Vanilla Cappuccino socks (CC Almon) et Vintage Fairy Light (Helen Stewart).

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