« Obsessions » – Emilie Chani
Titre : Obsessions
Auteure : Emilie Chani
Editeur : Taurnada
Format : numérique
Nombre de pages : 182
Dates de lecture : 28/12/2025 – 31/12/2025
4e de couverture :
Et si traquer la vérité réveillait nos propres démons ?
1995. Un corps est retrouvé, soigneusement mis en scène. Rien d’un crime ordinaire. D’autres morts suivent, toutes marquées par des détails troublants.
Pour le commandant Victor Dufresne, l’affaire devient obsessionnelle. Derrière chaque indice, il devine un fil invisible, une histoire ancienne qui remonte à la surface.
Mais à mesure qu’il approche de la vérité, il se heurte à ses propres failles…
Ce roman explore les cicatrices invisibles, les liens d’emprise et la frontière fragile entre victime et coupable.
Mon avis :
Je remercie les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman en service presse.
Pour un premier roman, j’ai trouvé que l’auteure s’en était très bien sortie. Les personnages sont bien construits ainsi que l’intrigue.
Nous voyageons entre les années 80 et les années 90. Le personnage de Nina étant né à la même époque que moi, toutes les références dont il est question dans le roman me parlent.Les Goonies, Balavoine, le minitel, tout cela c’est mon adolescence.
Dès le début, Emilie Chani parvient à accrocher le lecteur. L’hameçon est lancé et le lecteur s’y accroche sans jamais vouloir décrocher. Nina est rejetée par tout le monde, souffre douleur, personne ne prend jamais sa défense, pas même sa mère. Entre un père violent et des camarades de classe qui la harcèlent, Nina se sent invisible, mais tout change lorsqu’elle fait la rencontre de Valentine. Cette dernière la prend sous son aile et entreprend de lui apprendre à ne plus être la victime. Mais quel est exactement son but ?
Parallèlement, un policier, que l’on cherche à décrédibiliser, enquête sur un crime et s’évertue à faire le lien avec d’autres morts. Il trouvera l’aide de sa supérieure, Elise, seule personne à croire en sa théorie. Le chemin de Victor va croiser celui de Nina.
Dans ce roman, il est question d’obsessions (de Victor pour cette enquête, du tueur avec ses mises en scène), de manipulations, de harcèlement et des failles et faiblesses que chacun a en lui et qui le feront avancer ou sombrer selon la façon dont il les gèrera.
Le roman est court mais addictif, la plume est maitrisée, fluide et précise. Ce premier roman est une réussite.