« Ineffaçables » – Clarence Pitz
Titre : Ineffaçables
Auteur : Clarence Pitz
Editeur : Ifs – Phénix noir
Format : numérique
Nombre de pages : 510
Dates de lecture : 04/03/2026 – 16/03/2026
4e de couverture / Résumé éditeur :
Bruxelles 2016. Au lendemain d’une vague d’attentats, des fresques pornographiques apparaissent sur les façades des quartiers populaires de la capitale et secouent l’opinion publique. Épaulé par Fred Boland, jeune recrue immature, l’inspecteur Karel Jacobs est confronté à une série de crimes sexuels d’une perversité sans nom. Les sévices s’enchaînent mais les victimes ne se ressemblent pas. Et le duo est rapidement dépassé par une enquête pavée de violence qui l’emmène dans les recoins sensibles de la ville. Samira, jeune mineure émancipée est retrouvée violée en plein cœur de Molenbeek. Sa route croise le chemin de Virgile Plisson, flic infirme relégué à la paperasserie et ancien membre de la cellule tag, prêt à tout pour reprendre du service. Du folklore estudiantin aux codes du street art,
Clarence Pitz nous emmène dans les profondeurs de Bruxelles à travers un thriller rythmé et immersif basé sur un fait divers attesté, celui des fresques clandestines de Bruxelles.
Mon avis :
Ineffaçables est le deuxième roman que je lis de l’auteure belge et ce ne sera certainement pas le dernier.
Clarence Pitz déroule son intrigue d’une main de maitre et sa plume est percutante. Je ne connais pas Bruxelles, mais j’avais l’impression d’en parcourir ses rues tant les descriptions sont détaillées mais sans aller dans le trop plein. Le rythme est soutenu avec néanmoins de légères périodes d’accalmies afin de vous permettre de souffler un peu.
Pour ce qui est des personnages, nous avons deux protagonistes principaux plutôt opposés. D’un côté, il y a Virgile, un flic mis au placard suite à une infirmité, qui n’est pas pris au sérieux par ses collègues et qui rêve de revenir sur le terrain. De l’autre, Karel est dans l’action, il faut dire que son supérieur est plutôt du genre à préférer poser des congés au beau milieu d’une enquête pour le moins difficile à résoudre.
Les fresques murales que la population découvre au réveil sont-elles simplement l’oeuvre d’un provocateur ou bien cachent-elles quelque chose de plus profond ? Et qu’en est-il de ces violentes agressions sexuelles qui montent d’un cran à chaque fois ?
On se doute bien qu’à un moment l’enquête sur les fresques et celle sur les agressions vont se rejoindre mais on ignore quand et quel lien va se créer entre les deux. L’auteure fait monter la pression à mesure que l’on progresse dans l’histoire en faisant peser sur les enquêteurs une course contre la montre.
J’ai eu des soupçons sur un des protagonistes et il s’avère que je ne me suis pas trompée, cependant, j’ai eu une grosse surprise quant à la révélation finale que je n’avais vraiment pas vue venir.
Attention, certaines scènes pourront malmener les âmes sensibles.