« Le murmure des victimes » – David Coulon
Titre : Le murmure des victimes
Auteur : David Coulon
Editeur : Fayard
Format : numérique
Nombre de pages : 340
Dates de lecture : 20/02/2026 – 28/02/2026
4e de couverture / Résumé éditeur :
Emma, huit ans, a trouvé refuge dans une chaleureuse famille d’accueil, loin de sa famille toxique. Enfin libre, elle se sent heureuse et savoure sa nouvelle vie. Mais une inquiétante présence hante ses nuits. Des bruits étranges résonnent dans l’obscurité, des rumeurs de monstres que seuls les enfants peuvent percevoir. Les adultes tentent de la rassurer, affirmant que tout cela n’est que le fruit de son imagination lié à son traumatisme.
Et pourtant…
L’inattendu se produit lorsque Joachim, un homme au passé sombre et coupable d’un crime atroce, se cache dans les combles de la maison. Acculé par la police, il se retrouve prisonnier de cet endroit, tandis qu’Emma, avec son intuition d’enfant, perçoit des vérités que les adultes ignorent. Alors que les nuits se font de plus en plus angoissantes, Joachim réalise que les bruits inquiétants ne sont pas le fruit de l’imagination d’Emma. Il y a des bruits, la nuit. Des râles. Une bête terrée quelque part. Une créature encore plus monstrueuse que lui, rôde dans l’ombre.
Les monstres existent. Ils sont chez nous. Dans nos maisons.
Mon avis :
Le murmure des victimes est le troisième roman que je lis de l’auteur. Malgré les excellents retours que j’avais lu, je dois dire que j’y allais avec un peu d’angoisse car je n’avais pas du tout adhéré au dernier lu, à savoir Sentinelle cependant j’avais beaucoup aimé Le village des ténèbres.
Alors qu’en est-il été du murmure des victimes ? Eh bien, j’ai adoré ! Néanmoins, il va m’être très difficile d’en parler car il ne faut pas trop en dire. Il faut que vous découvriez tout par vous-même. Alors, je vais plutôt vous parler de mon ressenti et pas, ou peu, de l’histoire.
Les thèmes abordés dans le roman sont les violences faites aux femmes qui peuvent aller jusqu’aux féminicides, celles faites aux enfants, la justice, le déni et les mensonges que l’on raconte aux enfants et à soi-même, il y est également question de la face cachée des contes qui lorsqu’on y regarde de plus près sont bien sombres.
Dès les premiers chapitres, l’histoire a pris une direction à laquelle je ne m’attendais pas par rapport à ce que nous dit la 4e de couverture. Mais on sent immédiatement que c’est un roman qui risque de nous prendre aux tripes. J’ai rapidement deviné où l’auteur allait nous emmener mais de façon très sommaire. Ce n’est qu’en progressant dans l’histoire que j’ai compris certaines choses.
L’auteur utilise des phrases courtes, parfois de simples mots, qui font monter l’angoisse au fur et à mesure que l’on avance dans le récit. Cette construction narrative contribue à rendre l’ambiance anxiogène car David Coulon vous raconte un conte, mais on est bien loin des princesses et autres fées bienveillantes. Ici, il n’est question que de noirceur. Certaines scènes, décrites en détails, sont insoutenables et pourtant je suis habituée à lire des romans (très) noirs.
Ce huis-clos dérangeant, ne pourra pas vous laisser indifférent, il vous fera réfléchir, il vous révulsera et vous comprendrez que l’on a en chacun de nous un monstre qui sommeille et qui ne demande qu’à se réveiller.
En ce qui me concerne, c’est un coup de coeur.