« La fille de Kali » – Céline Denjean
Titre : La fille de Kalli
Auteure : Céline Denjean
Editeur : Marabout
Format : numérique
Nombre de pages : 486
Dates de lecture : 18/03/2026 – 02/04/2026
4e de couverture / Résumé éditeur :
Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…
Vengeance, règlement de comptes, acte de barbarie à connotation sectaire ?
Alors que l’enquête peine à démarrer, un meurtre identique est perpétré un mois plus tard à quelques kilomètres de la ville rose. Le spectre redouté d’une tueuse en série s’inspirant de la déesse Kali se matérialise alors…
Tandis que le capitaine Éloïse Bouquet et son équipe, aidés par un profileur, tentent de remonter la piste de cette psychopathe hors norme, Amanda Kraft, jeune et ambitieuse journaliste d’investigation, et Danny Chang, détective privé enquêtant de son côté sur un prétendu suicide, mènent chacun de leur côté des enquêtes parallèles qui vont les mener jusqu’à l’antre de la tueuse…
Mon avis :
J’ai lu ce roman dans le cadre du Challenge Les louves du Polar.
J’ai découvert l’auteure avec son roman « Le cheptel » qui est en fait le deuxième tome mettant en scène Eloïse Bouquet. Dès ma lecture de ce dernier terminée, j’ai acquis La fille de Kali afin de faire les choses comme il faut, je ne m’attendais pas, cependant, à mettre autant de temps pour décider de le lire (la faute à une PAL plus que conséquente).
La fille de Kali m’a tout autant plu que Le cheptel. Nous nous retrouvons, ici, à suivre 4 personnages/équipes. Il y a la tueuse, impitoyable, un détective privé qui enquête sur un supposé suicide, l’équipe de policiers qui galère pour mettre la main sur la tueuse et enfin une journaliste prête à tout pour accéder à la gloire.
Ce roman est rythmé de bout en bout et les meurtres sont sordides sans allez dans la surenchère du point de vue des descriptions bien qu’elles soient quand même assez détaillées pour vous laisser imaginer la scène. Les personnages sont bien campés avec leurs failles, leurs faiblesses, leurs forces, leurs doutes. Eloïse sait qu’elle est attendue au tournant et qu’elle doit à tout prix résoudre cette enquête et mettre la main sur la tueuse. Problème, cette dernière ne commet pas d’erreurs et les enquêteurs piétinent alors que les cadavres décapités commencent à s’accumuler. Et puis il y a cette journaliste qui divulgue des informations que seuls les policiers détiennent. Qui peut bien la tenir informée ? Le détective privé, quant à lui, va petit à petit découvrir des choses qui vont le mener dans une direction qu’il n’aurait pas imaginée. J’ai aimé la façon dont les différentes parties sont agencées avec notamment la tueuse qui nous révèle peu à peu son passé à chaque début de partie.
La tension monte au fur et à mesure à travers des chapitres courts où on sent le travail de recherche derrière une écriture fluide et maitrisée.
Seul bémol à mes yeux, une fin que j’ai trouvée un peu expéditive et qui ne fait pas assez la lumière sur les motivations de la tueuse.