« Gourou tome 3 » – Louis de Mauboy
Titre : Gourou tome 3
Auteur : Louis de Mauboy
Editeur : auto édition
Format : numérique
Nombre de pages : 282
Dates de lecture :27/01/2026 – 31/01/2026
4e de couverture / Résumé éditeur :
Marine élève seule ses deux enfants lorsque la mort de ses parents la précipite dans une tempête intérieure.
En quête de sens et de réconfort, elle se tourne vers un charismatique professeur de Tantra Yoga qui lui offre un immense espoir.
Mais ce qui s’annonce à la fois comme une révélation et une libération devient, peu à peu, une descente aux confins de l’emprise, menant Marine et sa famille aux confins de l’imaginable…
POUR PUBLIC AVERTI
Mon avis :
Une fois encore, l’auteur pense à ses lecteurs en ajoutant un résumé des tomes précédents au début du livre.
Le chapitre d’ouverture laisse craindre le pire dans les pages qui suivront.
Marine et ses enfants sont installés dans la ferme qu’elle a hérité de ses parents. Valka y a établi une communauté, ou devrais-je plutôt dire sa secte.
Cette fois-ci, nous ne nous limitons pas à 4 protagonistes, le cercle s’élargit avec des personnages au sein du groupe mais également extérieurs, et les premiers drames commencent à survenir.
Lavage de cerveau, jeûne, séquestration, torture physique et mentale, privation de sommeil, travail forcé, séances de méditation imposées et interminables, abus sexuels, surveillance omniprésente voici une partie de ce que subissent les membres de la communauté.
Les adeptes de Valka lui obéissent aveuglément et ceux qui ont le malheur de poser des questions ou de se rebeller le paient très cher.
Lorsque l’on assiste à certaines scènes, on devine que les comportements ne sont pas normaux. Comment le gourou parvient-il à faire gober toutes ces choses aux membres de la communauté ? C’est impossible que ce soit uniquement par ses belles paroles d’autant plus que ses discours deviennent de plus en plus délirants.
J’ai eu peur pour Christale car même si elle reste sceptique, je la sentais basculer et je ne le voulais pas car elle restait la seule personne lucide dans cette histoire. Sa mère et son frère étaient déjà perdus à mes yeux.
Nous avons ici une secte comme on a l’habitude de nous la décrire, à savoir une communauté coupée du monde, incapable de penser par elle-même, qui vit sous l’emprise d’un fou. Car oui, Valka ne peut pas être une personne normale pour agir comme il le fait.
Nous aurons toutes les explications lors du dénouement. Et au bout du compte, la fin n’est pas telle que je l’avais imaginée en lisant le premier chapitre mais est-elle meilleure pour les membres de la communauté ? Je n’en suis pas certaine… Par ailleurs, comme pour L’ogre, l’auteur laisse la fin ouverte avec son épilogue qui ne présage rien de bon pour le personnage dont il est question.
Ce tome est mon préféré de la trilogie.
Je le dis encore, de par les thèmes abordés et certaines scènes, cette trilogie n’est pas à mettre entre toutes les mains. C’est violent, malaisant, malsain, oppressant, horrifique et tous les synonymes que vous pourrez trouver à ces mots ne seront pas assez forts pour décrire cette série.